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La Vie sans Guignol….

La Vie sans Guignol....

La Vie Sans Guignol

Toi, Guignol qui voit la vie pleine de surprise

Accompagne-moi pour me protéger du vilain,

De la mégère, des grincheux, des jaloux…

De découvrir encore des joies, des gourmandises et

Sans que je m’y prépare encore, encore

Pour partager aimer encore, encore

Sans attendre les trois coups

Du début de la représentation

Défends-moi des coups de bâton

Et des catastrophes de notre pauvre existence

Des seaux d’eau sur la tête, des gros chagrins

Pleine de larmes sèches, d’avoir trop pleuré….

Souris moi, fais moi rire…

Spontanée, je t’applaudirai de tout mon petit cœur

Et ma vie, scène après scène

S’éclipsera en final derrière le lourd rideau rouge.

 

C@thy le 28 mai 2012


Doux AnniV” Fantine…

Fantine a 2 ans


Tu restes là…


Un 26 Avril…

                 Ce brin de muguet   

    M’a fait te rencontrer au bois ;   

Au temps de la cueillette.  Ce temps court était vrai ;  

Nous étions tout deux, 

  Mon Amour Toujours, Aussi vrais.  

« J’aimerais un mari, comme celui-ci »   

   Et tu l’es devenu.

  Voici bientôt vingt ans  

Malgré tes galères,   tes défauts, les problèmes ;   

Je voudrais tant vivre avec toi,  

 Encore pour toi .            

           Mais tu ne l’as pas voulu ; en ce soir d’hiver   

    « Pourquoi m’as-tu laissé seule sur cette terre »

 Et le temps du muguet revient,

 Arrive imperturbable….sans Toi    

                                    C@thy Avril  2009 


Samedi au potager du BHV sur le toit de Paris…

            Soline au potager du BHV….

             sur le toit de Paris

          Et rencontre avec Monsieur Epouvantail

               Plus gentil que le vigile ….!!


hebergeur d'image

Douces Pâques à Tous….


Une demande en mariage …Audition Printemps…

Bon Ben voila le travail….” Une demande en mariage”

         Une demande en mariage….

    A Tchekhov


Audition Printemps…..

Voilà …..C’est la semaine depuis hier….

Prète  ou pas prète la Ptite grenouille ??

En tout cas , Motivée plus que jamais !!

Demain soir….” Une Demande en Mariage “

de Tcheckhov…


L’heure Tintin


Aquarelle de Marie Laurencin…

Depuis toujours, j’ai toujours voulu découvrir  un tout petit peu cette femme peintre

qui avait inspiré quelques mots dans une chanson de joe Dassin….

Et Voilà, que je m’approche de plus près du tableau exposé dans la vitrine

de la galerie d’art  sur la place, près du ministère

 ( la place que je n’ose pas dire son nom en temps que riveraine lol )

Je découvre enfin une Aquarelle de  Marie laurencin…

Et je n’ai pu que dire :

‘ Ohhhhhhhhhhhhhhhh….la voila …”

hebergeur d'image

Les traits du visage  flous, encore cachés

 par les reflets de la lumière du ciel jetés sur la vitrine.

Tu sais, je n’ai jamais été aussi heureux que ce matin-là

Nous marchions sur une plage un peu comme celle-ci

C’était l’automne, un automne où il faisait beau

Une saison qui n’existe que dans le Nord de l’Amérique Là-bas on l’appelle l’été indien

Mais c’était tout simplement le nôtre

Avec ta robe longue tu ressemblais A une aquarelle de Marie Laurencin

Et je me souviens, je me souviens très bien

De ce que je t’ai dit ce matin-là Il y a un an, y a un siècle, y a une éternité

On ira où tu voudras, quand tu voudras

Et on s’aimera encore, lorsque l’amour sera mort

Toute la vie sera pareille à ce matin Aux couleurs de l’été indien

Aujourd’hui je suis très loin de ce matin d’automne

Mais c’est comme si j’y étais. Je pense à toi.

Où es-tu?

Que fais-tu?

Est-ce que j’existe encore pour toi?

Je regarde cette vague qui n’atteindra jamais la dune

Tu vois, comme elle je reviens en arrière

Comme elle je me couche sur le sable

Et je me souviens, je me souviens des marées hautes

Du soleil et du bonheur qui passaient sur la mer

Il y a une éternité, un siècle, il y a un an On ira où tu voudras, quand tu voudras

Et on s’aimera encore lorsque l’amour sera mort

Toute la vie sera pareille à ce matin

Aux couleurs de l’été indien

                                                               Merci MerCa* et JoJo

                    Jeune Femme sur un fond de draperie rose :

  sur le web :  

 http://www.galeriedesouzy.com/galerie/detail.php?galerie=8&id=183


LA DEMANDE EN MARIAGE Anton TCHEKHOV Extrait

PhotoFantine1-1 (2)

LA DEMANDE EN MARIAGE

 Anton TCHEKHOV Extrait

Lomov, seul.

LOMOV. Quel froid… Je tremble de tout mon corps, comme avant un examen. L’essentiel – c’est d’y aller. Si on réfléchit trop longtemps, si on hésite, si on reste à parler et attendre l’idéal ou l’amour véritable, à ce train-là, on ne se mariera jamais… Brr… Quel froid ! Natalia Stépanovna est une excellente maîtresse de maison, elle n’est pas vilaine, elle a de l’instruction… que demander de plus ? N’empêche, d’émotion, je commence à en avoir des bourdonnements d’oreille. (Il boit de l’eau.) Et je ne peux pas ne pas me marier… D’abord, j’ai déjà trente-cinq ans – un âge, comme on dit, critique. Ensuite, il me faut une vie tranquille et réglée… J’ai un souffle au cœur, des palpitations permanentes, je suis impulsif et tout le temps affreusement émotif… En ce moment, là, j’ai les lèvres qui tremblent et, à la paupière de droite, un petit tic qui me tiraille…

Natalia Stépanovna et Lomov.

NATALIA STÉPANOVNA (entrant). Ah mais, ça par exemple ! Vous ! Et papa qui me dit : Vas-y, il y a un marchand qui vient chercher sa marchandise. Bonjour, Ivan Vassiliévitch !

LOMOV. Bonjour, très honorée Natalia Stépa­novna

NATALIA STÉPANOVNA. Excusez, je suis en blouse, en tous les jours… On écosse les pois pour les mettre à sécher. Pourquoi êtes-vous resté si longtemps sans (venir) nous rendre visite ? Asseyez-vous.

Ils s’asseyent.

Mangeriez-vous quelque chose ?

LOMOV. Non, merci, j’ai déjà mangé.

NATALIA STÉPANOVNA. Mais que se passe-t-il ? On dirait que vous êtes en habit ! Voilà du nouveau ! Vous allez au bal ou quoi ? Remarquez, ça vous met en valeur… Mais, vrai, comment se fait-il, à quatre épingles comme ça ?

LOMOV (ému). Voyez-vous, honorée Natalia Stépanovna… Le fait est que je me suis décidé à vous prier de m’entendre… Bien sûr, vous serez étonnée, et même fâchée, mais je… (A part.) Affreusement froid !

NATALIA STÉPANOVNA. De quoi s’agit-il ?

LOMOV. Je m’efforcerai d’être bref. Vous n’êtes pas sans savoir, honorée Natalia Stépanovna, que, depuis longtemps déjà, depuis l’enfance même, j’ai l’honneur de connaître votre famille. De plus, comme vous daignez le savoir, mes terres et les vôtres se touchent de très près. Si vous daignez vous en souvenir, mes Petits Prés aux vaches jouxtent votre bois de bouleaux.

NATALIA STÉPANOVNA. Pardon de vous interrompre. Vous dites “mes Petits Prés aux vaches”… Mais est-ce qu’ils sont à vous ?

LOMOV. Bien sûr…

NATALIA, STÉPANOVNA. Ça, par exemple ! Les Petits Prés aux vaches, ils sont à nous et pas à vous !

LOMOV. Mais non, ils sont à moi, très honorée Natalia Stépanovna.

NATALIA STÉPANOVNA. Reprenez-vous, Ivan Vassiliévitch ! Depuis quand sont-ils à vous ?

LOMOV. Comment, depuis quand ? D’aussi loin que je m’en souvienne, ils ont toujours été à nous.

NATALIA STÉPANOVNA. Non, là, bon, permettez !

LOMOV. C’est mis dans les papiers, très honorée Natalia Stépanovna. Les Petits Prés aux Vaches ont été objet de litige autrefois, c’est vrai -, mais, n’est-ce pas, à présent, tout le monde le sait, qu’ils sont à moi. L’affaire est close.

NATALIA STÉPANOVNA. Mais ce n’est pas du tout comme vous dites ! Je ne comprends pas. C’en est exaspérant !

LOMOV. Je vous montrerai les papiers, Natalia Stépanovna !

NATALIA STÉPANOVNA. Non, mais, vous plaisantez, tout simplement, ou vous vous moquez de moi… Ça, pour une surprise* ! Ce n’est pas que j’y tienne, à ces Petits Prés, mais c’est l’injustice qui me révolte. Dites ce que vous voulez, mais, l’injustice, moi, je ne supporte pas.

LOMOV. Ecoutez-moi, je vous en supplie ! Les paysans du grand-papa de votre papa, comme j’ai déjà eu l’honneur de vous le dire, fabriquaient, pour la grand-maman de tante, des briques. La grand-maman de tante, voulant leur faire plaisir…

NATALIA STÉPANOVNA. Le grand-papa, la grand‑ maman, la tante… je n’y comprends rien, rien du tout ! Les Petits Prés sont à nous, point.

LOMOV. D’après vous, alors, je suis un usurpateur ? Madame, jamais je ne me suis emparé des terres d’autrui et je ne permettrai à personne de m’en accuser… (Il se dirige précipitamment vers la carafe et boit de l’eau.) Les Petits Prés aux vaches sont à moi

NATALIA STÉPANOVNA. C’est faux, à nous !

LOMOV (se plaquant une main sur le cœur). Les Petits Prés aux Vaches sont à moi ! Vous comprenez ? A moi !

NATALIA STÉPANOVNA. Ne criez pas, s’il vous plait ! Vous pouvez crier et hurler de rage tant que vous voulez chez vous, mais, ici, je vous demande de respecter les limites !

LOMOV. Sans, madame, ces terribles, ces effroyables, palpitations et ces veines qui me battent dans les tempes, je vous aurais parlé bien autrement ! (Il crie.) Les Petits Prés aux Vaches sont à moi !

NATALIA STÉPANOVNA. A nous !

LOMOV. A moi !

NATALIA STÉPANOVNA. A nous

LOMOV Ça, nous verrons ! Je vous le prouverai par voie de justice, qu’ils sont à moi !

NATALIA STÉPANOVNA. Par voie de justice ? La manie de la chicane ! Toute votre lignée, elle a toujours été procédurière !

LOMOV. Je vous demande de ne pas insulter ma lignée ! Chez les Lomov, tout le monde a toujours été honnête, personne ne s’est retrouvé devant les juges pour dilapidation de fonds publics, comme votre oncle !

NATALIA STÉPANOVNA. Et, chez vous, les Lomov, tout le monde était cinglé !

LOMOV. Vous, votre mère, elle était bossue. (Il se plaque la main sur le cœur.). Ça tire dans le côté… Ça cogne dans la tête… Mon Dieu!… De l’eau !

NATALIA STÉPANOVNA Vous, votre père, il jouait aux cartes, et c’était un vrai goinfre

LOMOV. Je ne sens plus ma jambe gauche…Oh, le cœur ! Des étincelles devant les yeux… Où est mon chapeau ?

Le voilà, le chapeau… Le cœur… Où aller ? Où est la porte ? Oh ! … Je meurs, j’ai l’impression… La jambe qui se traîne… (elle se dirige vers la porte.)

NATALIA STÉPANOVNA. Portez plainte ! On verra ! Lomov sort en chancelant.

Voix off. Et Lui qui venait te demander en mariage !

NATALIA STÉPANOVNA..Me demander en mariage ? Moi ? Mais pourquoi tu ne me l’as pas dit plus tôt ?

Lomov et Natalia Stépanovna.

LOMOV (entrant, épuisé). Des palpitations effroyables… La jambe qui ne répond plus… des élancements dans le côté…

NATALIA STÉPANOVNA. Pardonnez-moi, nous nous sommes échauffés, Ivan Vassiliévitch… Maintenant, ça me revient : les Petits Prés aux Vaches, en fait, ils sont à vous.

LOMOV. Le cœur qui bat, c’est effroyable… Ils sont à moi, les Petits Prés… Le tic qui me tiraille les deux paupières maintenant.

NATALIA STÉPANOVNA. Allez, allez, n’en parlons plus… (A part.) Je ne sais pas par où commencer (S’adressant à lui.) Pensez-vous bientôt aller à la chasse ?

LOMOV. La chasse à la bécasse, très honorée- Natalia Stépanovna, je pense y aller après la mois son. Ah, vous avez su ? Figurez-vous, ce malheur qui m’arrive ! Mon Ougadaï, que vous daigniez connaître, s’est mis à boiter

NATALIA STÉPANOVNA. Quelle pitié ! Comment se fait-il ?

LOMOV. Je ne sais pas… Sans doute une luxation, ou d’autres chiens qui l’auront mordu… (Il soupire.) Un chien sans égal, je ne parle même pas de l’argent ! Je l’avais payé cent vingt-cinq roubles à Mironov.

NATALIA STÉPANOVNA. C’était beaucoup trop cher, Ivan Vassiliévitch !

LOMOV. Non, à mon avis, c’était donné. Un chien merveilleux.

NATALIA STÉPANOVNA. Papa a payé son Okataï Quatre-vingt-cinq roubles, et, notre Okataï, il est tellement mieux que votre Ougadaï.

LOMOV. Okataï mieux qu’Ougadaï? Allons donc ! (Il rit.) Okataï mieux qu’Ougadaï?

NATALIA STÉPANOVNA. Bien sûr qu’il est mieux Okataï,

LOMOV. Permettez, Natalia Stépanovna, mais vous oubliez qu’il est bégu, et un chien bégu a toujours du mal à prendre.

NATALIA STÉPANOVNA. Bégu ? Première nouvelle !

LOMOV. Je vous assure, il a la mâchoire inférieure plus courte que la mâchoire supérieure.

NATALIA STÉPANOVNA. Parce que vous avez mesuré ?

LOMOV. J’ai mesuré. Pour la traque, il peut encore aller, bien sûr, mais, pour la prise, je doute…

NATALIA STÉPANOVNA. Vous êtes saisi aujourd’hui, Ivan Vassiliévitch, d’une espèce de démon de la contradiction. Tantôt vous allez inventer que les Petits Prés sont à vous, tantôt c’est Ougadaï qui est mieux qu’ Okataï.

LOMOV. Je vois, Natalia Stépanovna, que vous me prenez, soit pour un aveugle, soit pour un imbécile. Mais, comprenez-le, votre Okataï, il est bégu

NATALIA STÉPANOVNA. Ce n’est pas vrai.

LOMOV. Il est bégu !

NATALIA STÉPANOVNA (criant). Ce n’est pas vrai

 LOMOV. Qu’est-ce qui vous prend de crier, madame ?

NATALIA STÉPANOVNA. Et vous, qu’est-ce qui vous prend de raconter n’importe quoi ? Mais c’est révoltant ! Votre Ougadaï, il est bon à abattre et vous venez le comparer avec Okataï !

LOMOV. Pardonnez-moi, je ne peux pas poursuivre cette discussion. J’ai des palpitations.

NATALIA STÉPANOVNA. C’est une chose que j’ai remarquée : les chasseurs qui déblatèrent le plus sont ceux qui s’y entendent le moins.

LOMOV. Madame, je vous le demande, taisez-vous… J’ai le cœur qui éclate… (Il crie.) Taisez-vous !

NATALIA STÉPANOVNA. Je ne me tairai pas tant que vous n’aurez pas admis que Okataï est cent fois mieux que votre Ougadaï !

LOMOV. Il est cent fois pire ! Qu’il crève, votre Okataï! Les tempes… l’œil… l’épaule…

NATALIA STÉPANOVNA. Votre imbécile d’Ougadaï, lui, ce n’est pas la peine qu’il crève, parce que, même sans ça, il est déjà crevé !

LOMOV (pleurant). Taisez-vous ! Je fais un infarctus

 NATALIA STÉPANOVNA. Je ne me tairai pas !

LOMOV. Ça y est, ça y est, ça y est… le cœur qui a éclaté ! L’épaule qui se détache… Où est mon épaule ?… Je meurs ! (Il tombe dans un fauteuil.) Un docteur ! (Évanouissement.)

NATALIA STÉPANOVNA. Il est mort. (Elle secoue Lomov par la manche.) Ivan Vassilitch Ivan Vassi­litch Qu’avons-nous fait ? Il est mort . (elle lui donne de l’eau)…Lomov remue

Il revient à lui, j’ai l’impression… Buvez de l’eau Là, comme ça…

LOMOV. Des étincelles… du brouillard… Où suis-je ?

NATALIA STÉPANOVNA (gémissant). Il est vivant.. Oui, oui, je consens…

LOMOV. Hein ? Qui ça ? Enchanté… Permettez, de quoi s’agit-il ? Ah, oui, je comprends… Le cœur… les étincelles… Je suis heureux, Natalia Stépanovna… (Il lui baise la main.)

NATALIA STÉPANOVNA. Je… moi aussi, je suis heu-reuse…Mais… quand même, avouez-le, maintenant, au moins : Ougadaï est moins bien qu’Okataï

LOMOV. Il est mieux !

NATALIA STÉPANOVNA. Il est moins bien

LOMOV. Il est mieux !

NATALIA STÉPANOVNA. Il est moins bien ! Il est moins bien ! Il est moins bien !

RIDEAU


Fantine du dimanche…

Heinnnnnn…..Quoi….?? Je joue…..Non Maissssssssssssssssssss !!!!


Si j’étais un homme….

Moi, si j’étais un homme, je serais capitaine

D’un bateau vert et blanc,
D’une élégance rare et plus fort que l’ébène
Pour les trop mauvais temps.

Je t’emmènerais en voyage
Voir les plus beaux pays du monde.
J’ te ferais l’amour sur la plage
En savourant chaque seconde
Où mon corps engourdi s’enflamme
Jusqu’à s’endormir dans tes bras,
Mais je suis femme et, quand on est femme,
On ne dit pas ces choses-là.

Je t’offrirais de beaux bijoux,
Des fleurs pour ton appartement,
Des parfums à vous rendre fou
Et, juste à côté de Milan,
Dans une ville qu’on appelle Bergame,
Je te ferais construire une villa,
Mais je suis femme et, quand on est femme,
On n’achète pas ces choses-là.

Il faut dire que les temps ont changé.
De nos jours, c’est chacun pour soi.
Ces histoires d’amour démodées
N’arrivent qu’au cinéma.
On devient économe.
C’est dommage : moi j’aurais bien aimé
Un peu plus d’humour et de tendresse.
Si les hommes n’étaient pas si pressés
De prendre maîtresse…
Ah ! si j’étais un homme !

Je t’appellerais tous les jours
Rien que pour entendre ta voix.
Je t’appellerais “mon amour”,
Insisterais pour qu’on se voie
Et t’inventerais un programme
À l’allure d’un soir de gala,
Mais je suis femme et, quand on est femme,
Ces choses-là ne se font pas.

Il faut dire que les temps ont changé.
De nos jours, c’est chacun pour soi.
Ces histoires d’amour démodées
N’arrivent qu’au cinéma.
On devient économe.
C’est dommage, moi j’aurais bien aimé
Un peu plus d’humour et de tendresse.
Si les hommes n’étaient pas si pressés
De prendre maîtresse…
Ah ! si j’étais un homme,

Je serais romantique…


Et hop 2012…


Réveillon avec Toi…

Et Hop 2012

Réveillon avec Toi….

Encore et encore

Depuis ce Noël seule…

Bientôt dix ans…

Je pense aux autres…

Assurément comme moi, solitaires

nous n’avons pas à recevoir de moral

De ceux qui festoyant ce soir….Oublient

Tout mon amour débordant pour Toi

Qui ressemblerait aux yeux des gens

À une naïve sensiblerie gênante….

Réveillon avec Toi….

Encore et encore

Et pourtant j’aurais eu pleins de cadeaux

D’Amour, de tolérance en partage….

Ta compréhension me manque

Et en retour, indifférence prononcées

Sans se retourner et sans pensée

Me laisse dans ma bouche

Un vilain goût de sang …

Réveillon avec Toi…

Encore et Encore

J’aurais su Aimer…

 

Cathy le 31 Décembre 2011.

Doux Doux Réveillon de tout coeur…. 

 à Tous

surtout à ceux qui sont seuls….

 


Noël au Grand Magasin….

Noël au Grand Magasin….


En attendant Noël…

Patience…Patience….


Trop…

Trop contente, j’ai eu du plaisir à jouer….jouer vraiment

Je me suis cru la p’tite môme Piaf….quelques instants…..

Quelle crâneuse….la ptite grenouille….

 

Doux Week* à ceux qui passent et les autres….


Tracccccccccccc….

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Et c’est tout…..C’est ce soir !!!!!

” Le Bel Indifférent ” Ben Oui…..!!!!


Solitude…

Solitude


Le Bel Indifférent….Extrait…

 

LE BEL INDIFFÉRENT

Jean COCTEAU

 

Allô… Ah ! C’est vous ?… votre frère ? Naturellement qu’il est votre frère. Il est là, mais il est dans la salle de bains. Je vais l’appeler. Emile ! Emile !

Quoi ? Tu ne peux pas venir ? Charmant.

Allô… ce qu’il est grossier… Non… il me crie qu’il est tout nu et que ce ne serait pas convenable au téléphone. Si je suis sûre qu’il est là ? Vous êtes folle, Simone. Naturellement qu’il est là. Ce n’est pas ma faute s’il refuse de se déranger.

(Criant )

Ta sœur trouve que tu pourrais te déranger…

 

Non, il est dans l’eau et prétend rester dans l’eau. Je vous redemanderai.

(Elle raccroche. — Entre les dents.)

La garce !

(Elle reprend sa faction. Bruit d’ascenseur. Elle se précipite. Or entend une autre porte. Silence. Elle s’appuie, debout, contre la porte, épuisée ; elle va à la pendule et avance les aiguilles. A mi-voix )

C’est pourtant facile de téléphoner, de décrocher un appareil.

 

(Elle regarde le téléphone et tout à coup se décide à mettre. une cape. — Bruit de clefs. Elle ôte la cape. Elle se précipite sur le divan et prend un livre. La porte s’ouvre. Emile entre. C’est un magnifique gigolo, au bord de ne plus l’être. Il entre, et pendant ce qui va suivre, se déshabillera, allant du cabinet de toilette à la chambre en sifflotant.)

 Ta sœur a téléphoné. J’ai dit que tu étais dans ton bain. Elle répétait vous êtes bien sûre qu’il est là ? Quelle garce.

Où étais-tu ? L’heure passe si vite. Je lisais… Je croyais que je venais de rentrer de mon tour de chant. Et puis je regarde la pendule et je m’aperçois qu’il est une heure impossible… Où étais-tu ?

Parfait. Tu ne veux pas répondre, comme d’habitude. Ne réponds pas, mon bonhomme. Ce n’est pas moi qui t’interrogerai, qui insisterai.

Je te demande où tu étais. Tu refuses de répondre. La cause est entendue. Seulement, à l’avenir, moi j’en prendrai à mon aise. Pendant que Monsieur se promène, j’irai où bon me semble. Et je ne te rendrai pas de comptes. Ce serait trop facile. Merci. Monsieur fait ce qu’il veut, et Madame doit rester à l’hôtel, enfermée à triple tour… j’ai compris. Je ne comprenais pas… j’ai compris. Bonsoir Messieurs et Dames. J’étais assez sotte pour me crever avec ce numéro de chant et cette boîte pleine de fumée… je rentrais comme une petite fille bien sage attendre Monsieur… Et Monsieur ne rentre pas. Monsieur est tranquille. Monsieur sait que Madame est à l’hôtel… qu’elle dort. Et Monsieur court le guilledou. Tout ça va changer. Dès demain j’accepte les offres des types qui m’envoient des fleurs et des lettres. Champagne, jazz et tout et tout. Et Monsieur verra comme c’est drôle d’attendre. D’attendre toujours.

 

(Emile a passé sa robe de chambre, il se couche sur le lit, allume une cigarette et déploie un journal qui lui cache la figure.)

 

Lis ton journal. Lis ton journal, ou plutôt fais semblant de lire. Rien ne m’empêchera de crier

(On frappe à la cloison. Elle continue-plus bas )

de crier ce que j’ai sur le cœur. Je sais que tu m’écoutes. C’est très commode un journal. Derrière un journal on se cache, mais moi, derrière ce journal, je devine ta figure méchante et attentive, oui, mon cher, attentive. Et je parlerai, je viderai mon sac. Rien ne m’empêchera de vider mon sac. Lis ton journal. Lis ton journal. C’est si simple.

   Où étais-tu ? J’ai téléphoné chez Totor, tu venais de partir, avec une poule sans doute

Les gens se retournent dans la rue. Et voilà la poule que Monsieur trouve. Voilà la poule avec laquelle il me trompe. Encore, j’apprendrais que tu me trompes avec une petite fille fraîche, neuve, une petite que tu lances et que tu as dans la peau. Je ne dis pas que ça m’enchanterait. Non. Mais je te trouverais des excuses. Mais là ! Une (vieille) femme, même pas riche, et qui te cherche des crosses et qui te rapporte quoi ? Quoi ? Je te le demande. Enfin. Les hommes sont fous. Fous et vicieux. Et funestes. Funestes. Tu es funeste. Voilà le mot, je le cherchais. Tu es funeste !

Et ma santé ? Tu y penses à ma santé ? Tu t’en moques. Si je crevais, je te débarrasserais. Tu crois que ça l’arrange, ma santé, d’attendre, d’attendre, d’attendre, d’attendre toujours.

Emile. Emile. Un… deux… trois… tu t’obstines. Tu t’accroches à ce journal. Très bien. je… je continuerai. Car tu écoutes. Je sais que tu écoutes et que je t’embête.

Un, deux, trois, quatre, cinq, etc.

(Jusqu’à vingt-quatre. A vingt-quatre le téléphone se fait entendre. Elle y va.)

Tu as de la chance. Allô. Allô. De la part de qui ? Non, ce n’est pas Monsieur Emile. Monsieur Emile lit son Journal… Ah… ah ! ah ! c’est vous. Oui… Parfaitement, attendez.

(La main sur le cornet, à Emile Daigneras-tu répondre ? C’est ta poule.

(Silence.) Elle te demande. (Silence.)

Non, Madame. Je… je lui ai dit que c’était vous. Il refuse de se déranger. Je vous répète qu’il lit son journal.

(Haut.)

Emile, veux-tu venir oui ou non ? (A l’appareil )

Non. C’est non… Mais Madame, je n’y peux rien… Vraiment ? Vraiment ? Vous êtes charmante. Il refuse de vous parler, que voulez-vous que j’y fasse ? Oh ! …

(Elle raccroche.)

Salope…

(Elle s’approche d’Emile.)

Merci Emile. Tu as été très chic. Je n’aurais jamais cru que tu serais aussi chic. Je serais morte de honte si tu avais parlé à cette femme. Emile… Je suis embêtante. Avoue ?… Pardonne-moi… Embrasse-moi…

(Elle écarte le journal, Emile dort, sa cigarette tombée.)

Ho, il dort ! Ça par exemple ! Et moi qui m’attendrissais, qui croyais…


Merci….

Merci…….

Merci…..


Paris vu du Bus…

Photo0201

     En allant travailler……

La ptite grenouille traverse le Pont Alexandre III…..

Et hop, je vole un levé du soleil sur les Tuileries…..

Et hop ça bouge….je pique un bout de tour Eiffel….

et le réverbère se sauve…..

Bon Dimanche tous…..


Drôle de Dimanche….

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